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Activités sur la commune

Plusieurs protocoles de suivis de la faune et de la flore ont été menés à Bessans.

Gypaète barbu

Le couple s’est réinstallé dans son aire sous Andagne. Pour la troisième fois depuis 2014, il a produit un jeune qui s’est envolé le 23 juillet. Il est baptisé Gwaihir. Ces gypaètes, faciles à observer depuis le bas, attirent de plus en plus d’ornithologues et d’observateurs. Toujours chez les gypaètes : le nouveau couple qui s’était installé en 2019 sur Lanslevillard a changé d’aire (et d’air) cette année et s’est installé sur Bessans dans le couloir de la Farra. Malheureusement la reproduction avec une couvaison, qui a débutée le 2 janvier, s’est interrompue début mars pour une raison inconnue.

À noter que les gypaétons nés en Vanoise, à Peisey-Nancroix et à Val d’Isère, ont été équipés d’une balise GPS ; il est possible de suivre leur parcours avec ce lien.

Vautours fauves

Comptage alpin des vautours organisé par l’association Envergures alpines. Il a eu lieu le 22 août et a associé agents du Parc et bénévoles. 37 oiseaux ont pu être dénombrés à leur retour aux dortoirs en fin de journée. Cet effectif est faible par rapport à ce qui est observé au cours de l’été. Les vautours étaient ce jour-là plus bas en vallée sur des charniers au-dessus de Modane.

Chamois

IPS chamois : depuis 2015 cette méthode de suivi statistique remplace les comptages globaux historiques. Les parcours sont répétés quatre fois entre le 15 septembre et le 15 octobre. Un parcours est réalisé au Vallon de Bessans et les premières tendances évolutives mettent en avant une baisse significative des effectifs.

Suivi hivernal du loup

Aucun indice factuel n’a été remonté jusqu’au réseau Grands prédateurs de l’OFB (Office Français de la Biodiversité) au cours de l’hiver sur Bessans. Cependant, il semblerait qu’il y ait tout de même des individus en excursion au cours de l’hiver (observations visuelles rapportées par des tiers). Ces individus en présence sporadique proviennent probablement de plus bas dans la vallée. Cela ne pourra être vérifié que par relevé d’indices génétiques à l’avenir.

Étude « Coléoptères coprophages et pastoralisme »

Ces insectes sont nécessaires au recyclage de la matière organique sur l’alpage et participent à son enrichissement et bon fonctionnement. Cette microfaune est menacée par les traitements phytosanitaires, changements globaux, etc. Le Parc, partenaire de l’Université Paul Valéry et du centre d’Écologie fonctionnelle et évolutive (Montpellier), s’est investi pour la 2e année dans l’étude des coléoptères coprophages en lien avec les pratiques pastorales. Une séance de capture a été réalisée sur l’exploitation du Vallon. Les résultats feront l’objet d’une restitution auprès de l’éleveur et du monde agricole.

Ce qu’il faut retenir pour Bessans

  • Le couple de gypaète a pu mener à terme sa reproduction dans l’aire d’Andagne. Le gypaéton, nommé Gwaihir, s’est envolé le 23 juillet ;
  • Un deuxième couple migre de Lanslevillard pour venir s’installer dans le couloir de la Farra. La reproduction ne va pas à son terme malheureusement ;
  • Participation au comptage national des vautours fauve le 22 août, 37 oiseaux dénombrés ;
  • La présence des grands rapaces (vautours et gypaètes barbus) attire un public d’observateurs de plus en plus nombreux ;
  • Poursuite des comptages de chamois par méthode indiciaire au Vallon : baisse significative des effectifs.
1/3 PNV - Julie-Anne Burkhart
1/3 PNV - Julie-Anne Burkhart
1/3 PNV - Jean-Yves Ployer